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Bonjour,
Novartis vient de publier les résultats intermédiaires très attendus de l'étude INVEST-HD à 24 mois. La réduction de la protéine mHTT est de 43%, couplée à une très bonne tolérance hépatique.
La Therapeutic Goods Administration (TGA) australienne vient d'accorder à Skyhawk Therapeutics l'autorisation de déposer un dossier pour un processus d'approbation accéléré concernant le SKY-0515. Cette petite molécule innovante, qui vise à réduire la huntingtine mutée tout en ciblant l'instabilité de l'ADN, avait déjà surpris avec une réduction record de 62 % lors de la Phase 1.
Cette décision permet de gagner un temps précieux dans le cadre de l'essai pivot FALCON-HD actuellement en cours en Australie et Nouvelle-Zélande, confirmant la dynamique très positive autour des traitements par voie orale.
Une étape déterminante vient d'être franchie avec le Votaplam (PTC518). Cette petite molécule orale, qui favorise la dégradation de l'ARNm de la huntingtine, a démontré une réduction impressionnante de 43 % de la protéine toxique sanguine sur 24 mois, tout en maintenant un profil de sécurité nerveux robuste (baisse du biomarqueur NfL de 14 %).
Les analyses intermédiaires sont attendues d'ici 2028. S'il réussit, le Votaplam pourrait devenir le premier traitement modificateur de la maladie approuvé.
Pendant des années, la stratégie principale consistait à "éteindre" le gène pour réduire la production de huntingtine toxique. Une nouvelle onde de choc traverse la recherche : s'attaquer à l'instabilité somatique.
Nous savons désormais que les séquences d'ADN "CAG" mutées ont tendance à s'agrandir avec l'âge (expansion somatique), ce qui accélère la maladie. La société LoQus23 vient de nommer son candidat principal, le LQT-23, un inhibiteur par voie orale du complexe MSH3/MutSβ. Ce traitement ne vise pas la huntingtine mutée, mais stoppe l'allongement de l'ADN.
L'uniQure a partagé récemment des données vertigineuses sur l'AMT-130 (une thérapie génique neurochirurgicale en dose unique) : les patients traités depuis 36 mois présentent un ralentissement global de la maladie de 75 % comparé aux cohortes historiques d'évolution naturelle. Les biomarqueurs sanguins de l'inflammation restent d'une stabilité rassurante.
Pourtant, malgré un statut de "Breakthrough Therapy", la FDA américaine vient de refuser l'approbation accélérée, exigeant une nouvelle grande étude clinique de Phase 3... avec une "sham surgery" (une opération placebo sur la boîte crânienne sans injection). Cela repousse la disponibilité potentielle mais confirme que nous touchons au but scientifique.
La communauté a accueilli très positivement les ultimes confirmations de la firme Wave Life Sciences concernant le WVE-003, avec des baisses ciblant sélectivement l'allèle mutant de près de 46 % sans altérer la huntingtine sauvage, si vitale pour le cerveau.
Le laboratoire cherche activement des partenaires mondiaux de taille critique (pharma stratégique) pour lancer sans délai leur essai international de Phase 3. À noter, le WVE-003 nécessite une signature génétique spécifique ; environ 40% des malades de Huntington en seraient éligibles.